jeudi 15 janvier 2026

Université Toulouse Mirail - Jean Jaurès 

Grand Établissement Université de Toulouse : un projet présenté comme inéluctable, mais construit politiquement.


Non à une intégration imposée, oui à un véritable débat démocratique !

 

Le SNASUB-FSU s’oppose à l’adhésion de l’UT2J

Lors du Conseil d’administration du 13 janvier 2026, la présidente de l’UT2J a dressé un tableau très alarmiste de l’avenir de l’université, laissant entendre que l’intégration au projet de Grand Établissement Université de Toulouse serait la seule option possible.

Le SNASUB-FSU conteste fermement cette présentation. Présenter ce projet comme une nécessité revient à écarter toute alternative et à neutraliser le débat démocratique au sein de la communauté universitaire. Il s’agit pourtant bien d’un choix politique, et non d’une fatalité.

Un projet largement verrouillé

Le projet de Grand Établissement, porté par le ministère et par l’université de Toulouse (ex-UPS), implique une restructuration profonde du site toulousain à partir de l’actuel EPE. Malgré une concertation affichée, les grandes orientations sont déjà décidées par un nombre très restreint d’acteurs. Le calendrier imposé — sortie de l’EPE dès 2027, disparition de la COMUE en 2028, décret du Grand Établissement avant la fin de la même année — montre clairement que l’objectif est d’aboutir coûte que coûte, et non de discuter réellement des choix possibles.

Une recherche survalorisée au détriment de la formation

Le projet met en avant une recherche fortement centralisée, sous influence accrue du CNRS, tandis que la formation apparaît comme une variable d’ajustement, sans garanties claires ni moyens supplémentaires. Cette dissociation entre recherche et formation remet en cause le modèle universitaire, fragilise la liberté académique, menace la qualité des diplômes et dégrade les conditions de travail des personnels.

Une logique de concurrence et de hiérarchisation

Le Grand Établissement s’inscrit dans une logique de mise en concurrence permanente et de hiérarchisation des établissements. L’entrée dans le « cercle » n’est alors plus un choix libre, mais une contrainte imposée par le ministère. Les fusions présentées ailleurs comme des réussites se traduisent pourtant, dans les faits, par des déséquilibres financiers durables, une lourdeur administrative accrue et une dégradation des conditions de travail, en particulier pour les personnels BIATSS.

Pourquoi le SNASUB-FSU dit non

Le SNASUB-FSU refuse la perte d’autonomie des universités, la mise en place d’une gouvernance technocratique éloignée des personnels, la remise en cause des statuts et des missions, ainsi que la mise en concurrence des formations et des laboratoires.

Les exigences du SNASUB-FSU

Le SNASUB-FSU demande l’abandon du projet d’adhésion de l’UT2J au Grand Établissement, le maintien d’universités de plein exercice, démocratiques et correctement financées, une politique de site fondée sur la coopération plutôt que sur la concurrence, ainsi que l’ouverture d’un véritable débat dans les instances, incluant des scénarios alternatifs.

Ce projet n’est ni neutre ni inévitable

Le SNASUB-FSU appelle l’ensemble des personnels à la vigilance et à la mobilisation pour défendre le service public universitaire.