« Jusqu’ici, tout va bien ! »
dit une personne tombant du 30° étage d’un gratte-ciel.
Étrangement, cela fait écho aux discours prononcés çà et là dans
notre académie par des cadres persuadés que la locomotive peut
continuer de tirer le train malgré le déraillement de 90 % des
wagons. La continuité du service public poussé à son paroxysme,
amplifié par la passion de quelques un·e·s à la gestion de
crise, alors que bon
nombres d’agents n’en peuvent plus.
Sans consigne et cadre clair
depuis un mois, tout à coup les personnels administratifs
reçoivent (enfin, lorsque la messagerie le permet) de nouveaux
plans de continuité et se voient convoqués/invités pour
certain·e·s à des visios. Un peu tard pourrions-nous dire.
La rentrée s’est effectuée dans
des conditions plus ou moins rocambolesques selon les
établissements ou services. Surtout, son déroulement a
uniquement reposé sur les initiatives locales des personnels
qu’ils soient personnels administratifs, personnels de
direction, CPE… Des efforts considérables d’adaptation, sans
d’autres aides que leur réseau personnel. Combien d’adresses
Gmail, boucles Whatsapp, padlet en tout genre sont nés depuis un
mois ? Combien de modèles de documents ont été inventés et
ré-inventés dans tous les coins de notre académie ? Combien
d’établissements doivent leur salut aux applications privées ?
Passé la rentrée, la situation
perdure. Nous comptons les jours, et tout en assurant le
quotidien dans nos fonctions, nous listons les éléments à
prendre en compte à la reprise des systèmes d’information.
L’anxiété monte, face à la masse de travail de régularisation se
profilant, et pour certain·e·s face au vide des écrans noirs.
Pourtant, les projets continuent, et leurs porteurs ne cessent
de taper aux portes des collègues (alors, pour mon voyage, c’est
bon ?). Pourtant, des plans de continuité hors des réalités sont
envoyés sur les téléscripteurs (« mais oui, les droits
constatés, un tableur et c’est parti ! Trop facile ! »)
Ces demandeurs ou prescripteurs
de travail, face à l’exposé de la situation par nos pairs,
délivrent alors un déferlement d'arguments pour l’avenir des
élèves, pour le maintien du service public et l’argument massue,
« il n’y a pas le choix ». Se rendent-ils seulement compte que
leurs projets ne pourront aller au bout sans les personnels ? Ne
faut-il donc pas préserver la santé des agents, puisque le
système actuellement ne repose que sur eux ? Pour nous rassurer,
il nous est dit de ne pas nous inquiéter, une reprise
progressive des applications est en cours. Et puis surtout, les
autorités sont à nos côtés…
Le SNASUB-FSU
dit STOP ! Une
alerte sociale a été déposée auprès
du Recteur de l’académie. Le Snasub-FSU, souhaite aussi la
continuité du service public. Les élèves et étudiants
doivent pourvoir travailler dans de bonnes conditions. Nos
collègues enseignant·e·s, personnels de direction, personnels de
vie scolaire, infirmier·e·s, AESH,etc, doivent pouvoir compter
sur nous, dans leur fonction mais aussi pour leur gestion. Pour
cela, il n’y a pas d’alternative, les applications doivent
être remises en service rapidement. Tous les efforts
doivent être faits pour cela, par les autorités académiques, par
le ministère et par l’ANSSI. Aucun truchement destiné à assurer
un fonctionnement normal des établissements ne doit être mis en
place et toléré. En effet, ils seraient source de double
travail, d’erreurs de saisies, de ressaisies, d’erreurs de
communication, de gestion. Le traitement des urgences oui !
Un fonctionnement normal en mode dégradé, non ! Le
travail est actuellement empêché par l’absence de nos
outils, il ne peut pas continuer avec des outils improvisés dans
l’urgence. Pour le Snasub-FSU, soit les systèmes informatiques
sont remis en service, soit nous cessons le travail. Le
Snasub-FSU a donc déposé mercredi 30 septembre une alerte
sociale et un préavis de grève à compter du mercredi 7 octobre.
Le rectorat n’a pas daigné nous répondre.
Bien sûr, le retour des applicatifs ne devra pas faire oublier cette rentrée catastrophique. Si les personnels méritent considération et un peu d’égard pour leur santé avec la restitution de leur outil de travail, le Snasub-FSU a réclamé au ministère et au rectorat la reconnaissance de leur investissement par le versement d'heures supplémentaires. Les autorités voudraient nous faire taire avec le versement de CIA, dont nous dénonçons l’opacité dans le choix des collègues concernés et les montant alloués. Nous ne comptons pas accepter ce marchandage qui semble convenir à d’autres organisations syndicales.
Bien sûr, le retour des applicatifs ne devra pas faire oublier cette rentrée catastrophique. Si les personnels méritent considération et un peu d’égard pour leur santé avec la restitution de leur outil de travail, le Snasub-FSU a réclamé au ministère et au rectorat la reconnaissance de leur investissement par le versement d'heures supplémentaires. Les autorités voudraient nous faire taire avec le versement de CIA, dont nous dénonçons l’opacité dans le choix des collègues concernés et les montant alloués. Nous ne comptons pas accepter ce marchandage qui semble convenir à d’autres organisations syndicales.
Nous vous proposerons de nous retrouver, prochainement pour évoquer les actions à mener.
Si, dans vos établissements, dans vos services, vous rencontrez une situation difficile, n’hésitez pas le signaler dans le registre RSST (exigez une version papier puisque l'application n'est pas disponible) et à contacter le Snasub-FSU.Si vous souhaitez simplement témoigner de cette rentrée, n’hésitez pas à contacter le Snasub-FSU.
Vous souhaitez participer à la défense de tous les personnels et non pas seulement à celle des cadres et à la culture du « pas de vague », n’hésitez pas à rejoindre le Snasub-FSU !
Merci de partager ce message au plus grand nombre.
L'alerte sociale est consultable en cliquant ici.
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