dimanche 4 octobre 2026

Alerte sociale pour l'académie de Toulouse !!!

 

« Jusqu’ici, tout va bien ! » dit une personne tombant du 30° étage d’un gratte-ciel. Étrangement, cela fait écho aux discours prononcés çà et là dans notre académie par des cadres persuadés que la locomotive peut continuer de tirer le train malgré le déraillement de 90 % des wagons. La continuité du service public poussé à son paroxysme, amplifié par la passion de quelques un·e·s à la gestion de crise, alors que bon nombres d’agents n’en peuvent plus.
Sans consigne et cadre clair depuis un mois, tout à coup les personnels administratifs reçoivent (enfin, lorsque la messagerie le permet) de nouveaux plans de continuité et se voient convoqués/invités pour certain·e·s à des visios. Un peu tard pourrions-nous dire.

La rentrée s’est effectuée dans des conditions plus ou moins rocambolesques selon les établissements ou services. Surtout, son déroulement a uniquement reposé sur les initiatives locales des personnels qu’ils soient personnels administratifs, personnels de direction, CPE… Des efforts considérables d’adaptation, sans d’autres aides que leur réseau personnel. Combien d’adresses Gmail, boucles Whatsapp, padlet en tout genre sont nés depuis un mois ? Combien de modèles de documents ont été inventés et ré-inventés dans tous les coins de notre académie ? Combien d’établissements doivent leur salut aux applications privées ?

Passé la rentrée, la situation perdure. Nous comptons les jours, et tout en assurant le quotidien dans nos fonctions, nous listons les éléments à prendre en compte à la reprise des systèmes d’information. L’anxiété monte, face à la masse de travail de régularisation se profilant, et pour certain·e·s face au vide des écrans noirs. Pourtant, les projets continuent, et leurs porteurs ne cessent de taper aux portes des collègues (alors, pour mon voyage, c’est bon ?). Pourtant, des plans de continuité hors des réalités sont envoyés sur les téléscripteurs (« mais oui, les droits constatés, un tableur et c’est parti ! Trop facile ! »)
Ces demandeurs ou prescripteurs de travail, face à l’exposé de la situation par nos pairs, délivrent alors un déferlement d'arguments pour l’avenir des élèves, pour le maintien du service public et l’argument massue, « il n’y a pas le choix ». Se rendent-ils seulement compte que leurs projets ne pourront aller au bout sans les personnels ? Ne faut-il donc pas préserver la santé des agents, puisque le système actuellement ne repose que sur eux ? Pour nous rassurer, il nous est dit de ne pas nous inquiéter, une reprise progressive des applications est en cours. Et puis surtout, les autorités sont à nos côtés…

Le SNASUB-FSU dit STOP ! Une alerte sociale a été déposée auprès du Recteur de l’académie. Le Snasub-FSU, souhaite aussi la continuité du service public. Les élèves et étudiants doivent pourvoir travailler dans de bonnes conditions. Nos collègues enseignant·e·s, personnels de direction, personnels de vie scolaire, infirmier·e·s, AESH,etc, doivent pouvoir compter sur nous, dans leur fonction mais aussi pour leur gestion. Pour cela, il n’y a pas d’alternative, les applications doivent être remises en service rapidement. Tous les efforts doivent être faits pour cela, par les autorités académiques, par le ministère et par l’ANSSI. Aucun truchement destiné à assurer un fonctionnement normal des établissements ne doit être mis en place et toléré. En effet, ils seraient source de double travail, d’erreurs de saisies, de ressaisies, d’erreurs de communication, de gestion. Le traitement des urgences oui ! Un fonctionnement normal en mode dégradé, non ! Le travail est actuellement empêché par l’absence de nos outils, il ne peut pas continuer avec des outils improvisés dans l’urgence. Pour le Snasub-FSU, soit les systèmes informatiques sont remis en service, soit nous cessons le travail. Le Snasub-FSU a donc déposé mercredi 30 septembre une alerte sociale et un préavis de grève à compter du mercredi 7 octobre. Le rectorat n’a pas daigné nous répondre.

Bien sûr, le retour des applicatifs ne devra pas faire oublier cette rentrée catastrophique. Si les personnels méritent considération et un peu d’égard pour leur santé avec la restitution de leur outil de travail, le Snasub-FSU a réclamé au ministère et au rectorat la reconnaissance de leur investissement par le versement d'heures supplémentaires. Les autorités voudraient nous faire taire avec le versement de CIA, dont nous dénonçons l’opacité dans le choix des collègues concernés et les montant alloués. Nous ne comptons pas accepter ce marchandage qui semble convenir à d’autres organisations syndicales.

Nous vous proposerons de nous retrouver, prochainement pour évoquer les actions à mener.

Si, dans vos établissements, dans vos services, vous rencontrez une situation difficile, n’hésitez pas le signaler dans le registre RSST (exigez une version papier puisque l'application n'est pas disponible) et à contacter le Snasub-FSU.
Si vous souhaitez simplement témoigner de cette rentrée, n’hésitez pas à contacter le Snasub-FSU.

Vous souhaitez participer à la défense de tous les personnels et non pas seulement à celle des cadres et à la culture du « pas de vague », n’hésitez pas à rejoindre le Snasub-FSU !

Merci de partager ce message au plus grand nombre.

L'alerte sociale est consultable en cliquant ici.